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Georges Dandin

de Molière

Création 1999 – Mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe – Avec Marie-Julie Baup, Christine Vignau, Marie Darruty, Sylvia Palmie, Marie-Cerise Blanc, Murielle Vincent, Sandra Villegas, Laurent Charpentier, Pascal Sangla, Sylvain Savard, Etienne Kimes, Herve Estebeteguy, Antonin Vulin, Christophe Pavia, Olivier Etchart, Yannik Bautista, Nicolas Meloko, Fabien Langeraert
Scénographie : Pascale Daniel-Lacombe et Didier Kuhn – Technique Son et Lumière : Fabien Langeraert

Coproductions – Théâtre du Rivage (64) – Conseil général des Pyrénées Atlantiques (64)

Monter « George Dandin ou le mari confondu» le temps d’un été relève pour nous d’un plaisir de théâtre : Les Planches, la troupe, la comédie, l’immortelle fougue de Molière solidement ancrée dans les cœurs passionnés de jeunes acteurs. Et le public de rire… Même si le rire est féroce. La pièce met en scène un bourgeois qui, rêvant d’apparentements aristocratiques, a épousé une noble. Mauvais calcul : il est rendu malheureux par sa femme qui le fuit et le trompe, et est maltraité par ses beaux-parents qui, bien que lui ayant vendu un titre de noblesse, ne lui reconnaîtront jamais telle appartenance, bien au contraire. Sous le thème du mariage sans amour, forcé par des aspirations sociales, notre lecture est de mettre en avant la périphérie humaine qui « encercle » le couple, jusqu’à le faire tomber. Avec énergie, parents, serviteurs et amant d’un soir font monter trois actes crescendo vers une cruelle et jouissive frénésie, alimentée par l’insolente mais victime Angélique et par le caractère têtu et obtus bien que touchant de DANDIN. Que ce soit par pur intérêt ou par jubilation, la « bande à Angélique » intrigue avec risque. Chacun éprouve un plaisir infini à se mêler des affaires d’autrui et à plonger Dandin trois fois de suite dans une situation non supportable qui l’amène, au final, « à se jeter dans l’eau la tête la première ». Pour cette corrida particulière, nous avons imaginé un plateau rond comme une arène, qui tourne sur lui- même, et d’où l’on ne peut s’échapper que si l’on est agile… Un espace dangereux dont il faut connaître les règles et qu’il faut escalader pour s’en sortir. Angélique et Dandin ne prendront jamais le temps de se laisser une chance. Leur entourage, après s’en être réjoui, se lassera de leur malheur et les abandonnera. Les parents, cruels, gagneront la partie sans états d’âme, aucun.