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Caresses

de Sergi Belbel

Création 2003 – Mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe – Avec : Olatz Beobide, Murielle Vincent (en alternance avec Sylvia Palmie), Violette Campo, Agnès Yobregat, Mireille Mahe, Alain Lefevre, Carles Romero-vidal, Vincent Poirier, Etienne Kimes, Sylvain Savard, Antonin Vulin – Scénographie : Didier Kuhn – Création musicale : Pascal Gaigne – Création lumière : Bruno Paris – Technique Son : Mike Chailloux – Technicienne Plateau, Création Affiche, Accessoiriste : Noémie Pihoue -

Coproductions : Théâtre du Rivage (64) – Scène Nationale de Bayonne et du Sud Aquitain (64) – Scène de Pays GaraziKus (64) – Office artistique de la région aquitaine (33) – Espace Michel Simon de Noisy le Grand (93) – Les ATP de Dax (40)  -  Théâtre des Carmes de Langon (33)

11 scènes à deux personnages. Comme une ronde, ou  une chaîne. Au départ, une ville, grande. Dans un appartement de la ville, un couple chez eux, en lutte … Puis dans un parc d’amertume, la femme de ce couple et sa mère. Un peu plus tard, cette mère vieillie et son amie, oubliées à la maison de retraite. De nouveau, cette amie, échappée dans la rue,  à la recherche de son frère, clochard. Dans la nuit, ce frère rongé de rancune se heurte à un jeune perdu de l’adolescence, lequel encore plus tard croise son père largué et instable, dans la salle de bain de chez eux… Ce père qui demain quittera odieusement sa maîtresse dans une gare. Celle-ci, au bord de la nausée, se réfugiera alors chez son père, qui à son tour  fuira se réfugier dans ce qu’il tait : une relation avec un homme jeune. Lequel  jeune homme essaie désespérément de se faire accepter de sa mère si déçue…et par ailleurs, aimable voisine  du couple du départ. Chaque scène, chaque « couple » porte une demande indicible et viscérale,  un manque tyrannique et une nécessité impérative de « caresses » …Impossibles à donner ou à recevoir.

Bien sûr il y a nos défaites

Et puis la mort qui est tout au bout.

Le corps incline déjà la tête

Etonné d’être encore debout.

Bien sûr nos cœurs perdent leurs ailes

Bien sûr ces villes épuisées

Par ces enfants de 50 ans

Notre impuissance à les aider

Et nos amours qui font mal aux dents

Bien sûr le temps qui va trop vite

Ces métros remplis de noyés

La vérité qui nous évite

mais…

Jacques Brel