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PRESSE

  • A LA RENVERSE de Karin Serres

 

C’est une belle histoire que celle du compagnonnage entre l’auteur Karin Serres et le metteur en scène du Théâtre du Rivage, Pascale Daniel-Lacombe. Leur rencontre naît lors de la création de « Mongol », un texte de Karin Serres mis en scène en 2011 par l’équipe installée au Pays Basque. Avec « A la renverse », les deux jeunes femmes sont au sommet de leur art. L’écriture de Karin Serres, précise et lumineuse, nous entraine ici sur les traces de deux jeunes, Sardine et Gabriel, sur une jetée, face à l’Océan… Ils se racontent un avenir, des avenirs qui les mèneront chacun à leurs rêves, mais pourraient bien aussi rendre impossible une histoire d’amour dès ses prémices. En salle – et c’est une chose rare pour de si jeunes comédiens, au seuil de leur vie professionnelles – on croit vraiment à cette belle histoire, intense, ouverte sur tout les possibles. Les deux jeunes acteurs (Elisa Ruschke et Carol Cadilhac) sont formidables et l’on se laisse aller à rêver avec eux, sur cette jetée en terre bretonne (là ou a été écrit le texte, dans le cadre d’une résidence coordonnée par Très Tôt Théâtre). « A la renverse » restera sans doute, pour celles et ceux qui l’ont vu, une des très grandes réussites de l’année 2013

 

Le spectacle est très émouvant . (Les spectateurs) entendent un texte qui déplie la réalité : les personnages vont et viennent sur la structure – on est au théâtre – et parlent de leur passé, se remémorent des souvenirs de moins en moins lointains, des souvenirs qu’ils jouent – et par la mémoire, on accède à un deuxième voire un troisième niveau de réalité. On est donc promenés d’une sphère à une autre, sous la conduite du technicien de plateau, qui fait neiger, venter, éclabousser, au vu et au su de tous. On est dans la pièce et à la régie, devant les mécanismes de ces deux existences qui s’adaptent puis se déboîtent Le texte, écrit par Karin Serres dans le cadre de résidences d’écriture dans le Finistère, sur invitation de Très Tôt Théâtre, dose avec précision poésie et humour. C’est une interrogation poétique sur l’espace, sur le lieu propre que se cherche l’être humain. . Entre les spectateurs de la salle, il y a cette scène tout en longueur : elle sépare l’espace en deux, semble mettre les spectateurs d’en face à distance. On se demande si, de l’autre côté, ce ne sont pas nos jumeaux, comme Sardine et Gabriel, assis sur la plage, fantasment sur leurs doubles, de l’autre côté de l’Atlantique. Finalement, cette scène et ce qui se joue dessus deviennent l’élastique qui me rattache aux spectateurs d’outre-scène, et apportent une réponse à la question du lien.

 

20 heures, mardi 1er avril, hasard de calendrier, aucun lien poissonnier, je m’accordais donc ma pause jeune public , tout public sur le festival Meli’Môme. Comme chaque année je m’étais fait pointer un spectacle. « Si tu ne dois en voir qu’un c’est celui ci ». Le public – salle comble – était essentiellement composé de collégiens de lycéens et de quelques adultes comme moi, égarés , bien à leur place. Une centaine d’adolescent qui s’apprêtent à entrer dans une salle de spectacle ca fait du brouhaha, plus que du bruit. Passées les premières arpèges acoustiques, volume faible, un fait exprès à peu près sans aucun doute choisi par l’inspirée metteure en scène pour attirer l’attention les ados se sont tus. Et ils sont entrés dans la pièce sans jamais la lâcher. Moi aussi. Ca n’est pas si compliqué de donner à voir et à entendre à nos têtes blondes, brunes, rousses, blanches, noires, métisses, poésie, réflexion, humour, émotion, dureté de la vie aussi pour peu qu’on s’en donne un peu de peine. Du travail, du talent des sourires et des larmes. C’est monté par le Théâtre du Rivage, ça s’appelle « A la renverse ». Ca m’a renversé .

 

(…) On est bien loin de l’histoire d’amour à l’eau de rose: il est même question d’un sacrifice ici. D’une sorte de sacrifice à l’envers, inhabituel. Alors que, souvent dans un couple, c’est elle qui laisse toute la place à la réalisation des rêves du partenaire masculin, c’est précisément le contraire qui se passe avec Sardine et Gabriel. C’est elle qui est toujours une coche plus loin que lui. Et lui qui ne parviendra jamais à la rattraper. C’est lui qui ne saura s’inventer de rêves et de lieux que ceux qu’elle aura déjà laissés derrière elle (…) cette histoire d’un amour qui n’arrive pas à se nouer concrètement débouche étonnamment sur une production théâtrale d’une beauté et d’une intensité proprement galvanisante. Dès les toutes premières répliques, le texte de Karin Serres place la hauteur de ce que l’on devinera bien vite en jeu (…)Cela est encore plus évident du fait de la scénographie conçue par Philippe Casaban et Eric Charbeau,  cette scène lancée entre les spectateurs place les deux comédiens constamment et complètement en jeu dans chacune des phases de leur vie—, par la performance exceptionnelle des deux comédiens Elisa Ruschke et Carol Cadilhac et surtout par la mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe. C’est elle qui donne véritablement corps à cette bizarre d’histoire en chorégraphiant chacun de ses éléments. C’est elle qui nous fait croire à ce que vivent ces deux ados qui brûlent devant nous. Qui fait jouer ses comédiens à un niveau tel que l’on arrive à croire que les deux personnages qu’ils incarnent peuvent réussir à survivre au fait de ne pas vivre ensemble et encore plus à leur séparation. Plus même : à nous faire croire que Sardine et Gabriel restent à jamais unis, sans l’être jamais. Même quand elle a littéralement la tête dans les étoiles. Ou que lui perd presque la sienne sur les rochers de la fin des terres… C’est cette complicité entre le texte et la lecture scénique qu’en articule Pascale Daniel-Lacombe qui fait de la production un moment de théâtre exceptionnel. Michel Bélair*

Comment faire sentir en quelques mots que, sur la bonne douzaine de spectacles que j’ai vus jusqu’à maintenant, au moins six sont absolument remarquables? Que l’un d’entre eux,À la renverse, de Karin Serres, mériterait d’être vu par tous les ados, et même par tous les publics, de ce côté ci de l’Atlantique comme du nôtre ? La qualité du texte et la mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe, tout comme la présence sidérante des deux comédiens, font de cet objet théâtral incandescent un petit chef d’oeuvre.

 


“A la renverse” créée il y a trois ans, à déjà tourné 300 fois. Une pièce qui donne le tournis mais l’envie de vivre ses rêves à fond

 

 

 

L’autrice Karin Serres et la metteure en scène Pascale Daniel-Lacombe nous donnent rendez-vous pour ce spectacle minutieux, d’une profonde intimité, d’une grâce infinie, loin des bavardages et autres effets spécieux dont on nous abreuve ailleurs pour nous faire croire que nous pensons par nous-mêmes. Ici, le texte de Karin Serres est une introspection à multiples facettes avec pour compagnons de route, deux gosses, Sardine et Gabriel. L’une habite en Bretagne, au bord de la mer, «là où il ne neige jamais». L’autre vient d’Alsace, là où la mer, à bout de souffle, ne peut arriver.. L’un est en déséquilibre permanent pour perdre pieds et poings liés, l’une est à la recherche d’un infini pour s’y voir toujours petite. L’un est axe, l’autre est galaxie. L’un me ressemble, l’autre m’assemble. Chaque été, ils se retrouvent sur le banc bleu, face à l’océan. La puissance évocatrice des rochers dessine New York, la destination où la Bretagne serait une de ses terres qu’une faille aurait séparées. Mais quel est donc cet espace béant entre ici et là-bas , entre elle et lui, entre moi spectateur et nous public? Chaque hiver, il revient pour le carnaval. Pour tomber à nouveau le masque. Pour se rêver breton, serré comme une Sardine à fluide. Elle, en tutu noir, se voit déjà dans sa robe de ballerine à crier « New York ! » telle une petite princesse qui dessinerait enfin son mouton dans le ciel. Peu à peu, de saison en saison, de paradis en enfers, de chansons rock en ballades folk, nous traversons leur vie d’amour où les pleurs se confondent avec l’écume, où la brume véhicule les rêves les plus fous, où le vent est un souffle vital pour s’émanciper, même de celui que l’on aime. Peu à peu, j’assiste médusé à une vie, où la séparation n’est qu’apparente, car tout finit par se lier, se croiser, se mêler : on ne peut rien contre un fil d’Ariane, même dans le cosmos. Ils ont tout l’espace pour eux : celui de la Bretagne, de la Voie lactée où Sardine, doctorat de physique en main, décolle pour y chercher d’autres rochers d’Amérique. Entre temps, il faiblira…elle sera là. Entre temps, il y croira…elle sera loin. Entre temps, il la retiendra…elle filera rejoindre la robe de la ballerine céleste. Ces deux acteurs (Elisa Ruschke, Carol Cadilhac) sont des magiciens de la rencontre et réussissent le tour de force de métamorphoser une petite scène positionnée en bi-frontal en miroir grossissant de notre carte de vie d’où surgit le désir…celui de vivre, de rêver, de regarder au loin, de parier sur l’improbable, de résister à la fatalité de destins déjà écrits. «À la renverse» transporte d’autant plus qu’ici, le technicien plateau (Etienne Kimes), se déplace au grès des changements de temps et d’espace: sa présence nous offre un ballet de fantômes qui s’invite à la noce, sur la piste aux étoiles. Sardine et Gabriel finissent par rejoindre leur quai des brumes. De mon côté, je quitte l’église et me plaque contre un mur au soleil. Ce théâtre-là m’a propulsé sur la trajectoire de ma ligne de vie ; celle de ma main, ouverte par des artistes marins. Le lendemain, au bord de la mer d’Iroise, sur un banc vert, j’ai dansé sur « Afterlife » d’Arcade Fire. Pour graver à jamais dans le granit, ce théâtre de rock and rouleaux. Pascal Bély

 

Une centaine de spectateurs, dont pas mal d’enfants, se sont laissé captivé par le spectacle. Le texte de Karin Serres, écrit lors de sa résidence finistrienne était mis en valeur par la mise en scène originale de Pascale Daniel Lacombe, riche en surprise et par le jeu des deux jeunes comédiens, Elisa Ruschke et carol Cadilahc. Leur multiples talents – ils ont un jeu très expressifs, chantent, dansent, bondissent… – en font des artistes très prometteurs. En tous cas, ils ont servi à merveille une texte poétique et sensible. Cette représentation, aura été un moment d’exception.

 

(…)  Au delà de ce récit qui est un peu notre histoire commune, l’émotion vient de ce qu’en ont fait Pascale Daniel Lacombe et les deux jeunes comédiens . Aucun temps mort dans ce récit d’amours effleuré, de destins qui se lacent et s’entrelacent : on chante rock, on se marre à se raconter les souvenirs d’enfance, on joue à se faire peur, et puis on ne joue plus. Intense ! Et cela grâce à une machinerie et des trouvailles intelligemment minimalistes. Ca c’est le travail de Pascale avoue Karin Serres, car moi quand l’imagine une scène j’entends que les sons, je ne vois pas les images. Le résultat ? Il est à tomber. A la renverse, bien sûr… Un vrai moment d’émotion : texte au couteau, mise en scène minimaliste et intelligente, et deux comédiens formidables. Les comédiens du Théâtre du Rivage ont accompli une véritable performance physique, livré des jeux de scène saisissante et interprété un spectacle total incluant guitare et chant. Un décor dépouillé (un banc et un ponton) a mis en valeur de jolis tableaux( comme new York sous la neige). – Nous sommes venus pour chercher l’excellence en matière de spectacle jeune public, précise Elisabeth Lory, de la scène nationale de Chateauroux. et la nous venons de voir « A la renverse » qui nous a complètement bluffés

 

Des liens ancrés très profondément dans les racines de la complicité enfantine et adolescente. Une harmonie de tous les instants qu’on retrouve dans les beaux duos musicaux interprétés par les deux comédiens. Dans des éclairages bleutés qui sculptent les silhouettes, illuminent les visages, le fil de l’histoire et du temps se déroule, plongeant l’auditoire dans l’attente du dénouement. Comme les rails du ponton, ils évoluent côte à côte, sans qu’on puisse deviner si un jour, ils quitteront ces deux lignes parallèles pour se rencontrer vraiment. On suit Sardine qui s’envole à bord d’une navette spatiale jusque dans la Constellation de la Baleine, Gabriel, désormais Breton et charpentier, qui guette ses retours au port, toujours plus espacés…Jeu convaincant, pétillant, scénographie intelligente, lumière subtile. Jusqu’au bout, on se prépare à l’émotion finale de la vraie rencontre, cet ultime moment qui prend l’allure de la dernière chance.

Sur scène, les comédiens et musiciens Elisa Ruschkeet Carol Cadilhac, deux corps et voix sensibles au service d’un texte empreint de poèsie et d’amour

 

C’est un joli objet que ce “A la renverse” signé Karin Serreset Pascale Daniel-Lacomb. on n’y parle pas de confusion mais éveil des sentiments. On s’accroche facilement à cette romance mise en scène intelligemment et joliement interprétée par deux comédiens qui possèdent aussi un beau timbre de voix.

 

De l’action, de la poèsie, des chansons… Karin Serres signe un texte drôle et touchant dans la force et la douceur de l’amour, celui qui se vit à tous les âges, sans niaiserie aucune – c’est important de le dire. On ressort alors “tout chose” de cette histoire d’amour formidablement mise en scène et interprétée.

 

Deux comédiens sur une scène nue…et la magie opère. Le spectateur succombe à cette histoire d’amitié amoureuse et à son tour tombe… à la renverse** Bien nommée « A la renverse » la pièce étonne et laisse le spectateur en équilibre. Pascale Daniel – Lacombe, metteure en scène,  signe avec ce spectacle une œuvre à tomber. Créativité connaissance du plateau, direction d’acteurs, tout y est avec une rare maitrise sans ostentation.

 

De ces souvenirs égrenés au fil de discussions sur un banc bleu (le leur), l’émotion surgit dans les rangs du public, placé en bi-frontal, devant ces gamins qui ont grandi, quand nous pressentons ce qu’il adviendra de ces élans adolescents. La grande qualité du travail mené par l’autrice, Karin Serres et par la metteur en scène, Pascale Daniel -Lacombe du Théâtre du Rivage, est d’avoir pressenti que ce fil rouge des non-dits pouvaient trouver chez deux jeunes acteurs (formidables) une résonance profonde. Les doigts croisés des spectateurs, une main rapide devant les yeux, avant que les lumières revenues ne trahissent votre émotion, que vous soyez adultes (et extrêmement émus), ou adolescents, le coeur de cible de cette pièce aussi sensible que généreuse : le seul moyen d’être sûrs que ces deux-là se retrouveront consistera à les revoir, une fois encore, dans une prochaine date de « A la renverse ».. Que les scènes s’arrachent pour cette fin de saison, et pour la suivante, ce n’est pas un secret, et cela n’est pas non plus étonnant…

 

 

  • COMME DU SABLE                       de Sylvain Levey

 

Après le Crash – « Comme du sable » (théâtre)
Il y a quelque chose de la basse fidélité au sens musical du terme dans ces fragments pour neuf comédiens. Une manière d’exposer en mode mineur et débranchée une crise majeure ou chacun n’attend plus que les vacances. Publicité supermarché, spoliation. La vraie trinité du monde selon Sylvain Levey, qui malgré quelques facilités livre un joli texte de circonstance. L’intention de rendre compte de ce désarroi sur scène est presque sentimentale ou au moins tendre avec ces perdants, ces mis de côté, ces aliénés dans leurs propres illusions. Tout semble raté. Jusqu’à l’oppression. La rue, désertée par les voisins eux mêmes, marionnettes qui ont perdu le fil. Maisons, attirail électroménager, tout est dans le trou suite au crash que l’on sait. « Comme dus able » est toujours mouvant, donc vivant. On y danse, on y chante on y tempête un peu contre cette humanité fatiguée qui se croit infatigable et ses foules maltraitées qui se croient intraitables. Le décor est nu jusqu’au cintres mais les effets plastiques ne manquent pas, certains très convaincants. Il y a du jeu entre la scène et le spectateur, histoire de respirer et se trouver un équilibre entre un discours concret du réel et des formes recherchées dénuées de pose. Les comédiens sont justes et la mise en scène très précise de Pascale Daniel-Lacombe ne laisse personne de côté. On n’est pas pris en otage mais on se retrouve secoué plusieurs fois cependant par ce tragicomique cohérent qui commence par un baiser et s’acheve sur un « qui vivra verra » bien menaçant. Joël Raffier

 

Si « le baiser » de Doisneau, cliché en noir et blanc pris dans les années cinquante, a fait le tour du monde, véhiculant l’image harmonieuse de ces deux amoureux s’embrassant avec tendresse près de l’Hôtel de Ville, le baiser inaugural imaginé par Sylvain Levey et mis en scène par Pascale Danièle-Lacombe est porteur d’un tout autre message : loin de se vouloir lénifiant, il est annonciateur de remous chaotiques. Sur une scène encombrée (plus que meublée) de structures aux angles vifs, un homme et une femme échangent aussi un long baiser liminaire, sans arrière pensée, presque tendrement. Mais devant eux, autour d’eux, le monde. Le monde tel qu’il est avec ses aspérités, ses rugosités, ses tensions palpables. Ici, point de courbes harmonieuses, point de cercles où l’on pourrait se réfugier pour se tenir à l’abri des trépidations contemporaines et de leur rythme infernal. Là, tout n’est que lignes de ruptures, tout n’est que débris épars qui s’accumulent au gré des remous d’existences traversées par des perturbations actives. Ce n’est pourtant pas une cacophonie à laquelle, médusé, on assiste. Ce serait beaucoup plus juste de parler d’ « échophonie » tant les huit acteurs sur scène prêtent indistinctement leur voix à cette parole performative qui commente, sans jamais faiblir, les gestes et actes du quotidien qui agitent en tous sens les hommes et femmes, prisonniers du plateau. Ces personnages, d’une banalité sans âge, sont plus « agis » par les événements de leur vie qu’ils les déterminent eux-mêmes. Interchangeable, leur histoire l’est aussi. Les comédiens se feront donc tour à tour les porte-voix des uns et des autres, qui, pris dans ce maelström tourbillonnant, perdent leur identité singulière, faisant qu’ils se confondent dans la même humanité privée d’elle même. Et, comme pour mieux mimer le manque de relations binaires, ils regarderont (presque) toujours le public, leur regard ne reconnaissant pas l’autre comme une singularité distincte. Fragments de vie d’existences elles-mêmes fragmentées, fractionnées, morcelées, désagrégées. Echo lointain du vers d’Apollinaire dont les éléments auraient été intervertis par la violence du choc : « Et leur rire s’est brisé comme un éclat de verre ». En effet, de ces existences malmenées, le rire et l’insouciance ont fui ; ne restent que des éclats tranchants. Pareils aux grains de sable qui, agrégés les uns aux autres, sont emportés par le flux du mouvement qui les précipite vers leur destin commun auquel nul n’échappera, ces hommes et femmes sont un peu nos répliques, nos clones, les « précipités » de nos existences qui déposent leurs marques (qui sont aussi les nôtres) dans les éprouvettes du laboratoire créé par l’auteur et le metteur en scène. Dans leur « tube à essais », la vie s’observe, à peine distanciée, mais suffisamment pour que l’on reste le spectateur et non l’acteur de cette farce tragicomique. C’est la condition pour que, accessoirement, la catharsis existe. Un travail collectif, où chacun apporte son grain de sable, et qui, mettant à l’épreuve du sensible les fragments d’existences autant disjointes que semblables, donne à voir dans un effet de kaléidoscope, la vie telle qu’elle va. Et nous, spectateurs de cette « représentation », nous nous sentons transportés par cette énergie dévorante qui nous renvoie à notre propre condition. Yves Kafka

 

En 2010, Pascale Damel-Lacombe propose à Sylvain Levey d’écrire pour huit acteurs une série de fragments aptes à être proférés dans des espaces de transit, ceux que nous empruntons pour nous rendre d’un point à un autre, ou ceux qui, à l’inverse, nous maintiennent dans une attente Deux ans plus tard, et après plusieurs résidences de travail, le plateau nu du théâtre agrémenté de rares accessoires disséminés ici et là est devenu le matériau en même temps que le réceptacle d’une écriture qui explore différentes formes de Terranee Au commencement de la fable se trouve un couple, contraint, face à la crise et au surendettement, de quitter son domicile et de fuir vers l’inconnu S’ensuit une succession d’instantanés de vie, d’histoires sans liens directs les unes avec les autres, mais qui toutes témoignent de l’instabilité de nos existences et de choix aussi mouvants que le sable qui s’écoule et file entre les doigts En état d’hypersensibilité et réceptivité, les comédiens voyagent dans les textes de l’auteur et construisent sous nos yeux les itinéraires de personnages qui, dixit Sylvain Levey, «se racontent dans l’effroi d’un constat révolté sur le monde» Le spectateur, quant à lui, est pris dans un tourbillon d’histoires, de sensations et d’images qui se télescopent, s’effacent aussi vite qu’elles sont apparues sans que jamais le puzzle ne se forme entièrement.

 


Commande d’écriture à Sylvain Levey, la nouvelle création de la compagnie du Théâtre du Rivage raconte des vies qui basculent dans la précarité. La crise des subprimes et ses dramatiques conséquences raisonnent avec une cruelle acuité. Le propos est sombre mais le rythme de la pièce et l’energie des huit comédiens permettent une salutaire mise à distance. Il n’est pas besoin d’éprouver pour apprécier ! Crée à la Scène Nationale Bayonne- Sud – Aquitain, le spectacle sera repris au Théâtre National De Bordeaux dans le cadre de l’Escale du Livre avant une tournée en région.

 

 

  • MONGOL de Karin Serres

 

16 mars 2011 – Mongol c’est avant tout un projet porté par les amis du Théâtre et pour lequel on ne soupçonnera jamais le jour J, la somme d’énergie et d’engagement qu’il a nécessité, du texte à sa représentation. Car ce dernier dont on aborde depuis lundi la dernière phase, date de 2009, à la suite d’une proposition de la direction départementale de la culture. Après de nombreuses étapes, « Mongol » a été sélectionné par les scène départementales dans le cadre d’un projet de soutien de la création dans le domaine du théâtre jeune public. « Nous avions de nombreuses raisons de défendre ce dossier, d’engager un partenariat avec la ville, de mobiliser nos soutiens, explique Annie Darracq, présidente des Amis du Théâtre. Nous sommes évidemment sensibles à cette démarche, avec le soucis de former et d’élargir les publics. Sans oublier le thème de ce spectacle qui traite de la différence. Et puis il y avait la compagnie elle même dont nous connaissons le travail, les exigences, l’efficacité discrète et généreuse sur le territoire

26 mars 2011 – Jeudi et hier vendredi, quelque 1100 scolaires ont pu applaudir cette pièce, mise en scène comme un livre géant dont les pages se tournent au fur et à mesure de l’intrigue (…) le thème est largement ouvert à tous les publics et au moins tout autant aux adultes (..) une pièce d’intérêt public (…) avec une mention spéciale au excellents comédiens qui se relaient sur scène. On souhaite en tous cas bonne route à ce spectacle parti pour une longue tournée de représentations.

18 mai 2011 – D’ici à la fin de semaine, plus d’un milliers d’enfants venus des communes de la communauté de communes Sud Pays Basque auront vu « Mongol », très joli spectacle jeune public de la compagnie du Théâtre du Rivage(…) Avec  tendresse et humour il raconte l’histoire d’un petit garçon pas si différent mais pas tout à fait comme les autres non plus, un peu plus rêveur et timide sans doute.

 

Il n’est pas question de faire la morale à ceux qui le traite de mongol, simplement de montrer qu’une insulte reçue peut faire naitre un rêve dans la tête d’un enfant, le transformer, lui ouvrir des horizons…jusqu’à ce que le sens réel de l’insulte lui soit révélé. Notre imagination peut alors travailler pour écrire la suite… public enchanté. Le public de tout âge a visiblement été enchanté par la pièce, remarquablement interprétée, alors que la troupe la joue depuis une semaine seulement, faisant parfois peur mais aussi rire malgré la souffrance du jeune enfant. On ne voit pas passer les 80 minutes de spectacle.

 

Proposition artistique solide(…)quand on y regarde de plus près, ce n’est pas très différent de ce que cherche à faire le théâtre pour les « grands ».

 

 

 

Ludovic , effacé, plus lent, moins adapté que les quatre enfants, subit le rejet de ses camarades de classe qui lui lancent des mots méchants et le traitent de mongol. Un mot pour lui dénué de sens qui va, pour la première fois, l’inciter à se servir du dictionnaire. L’ouvrage lui offre plus qu’une définition : c’est un monde nouveau plein d’aventures et de liberté qui s’ouvre à lui, celui des Mongols et de Genghis Khan…Dans l’adaptation de son roma, Karin serres place au centre cet enfant en marge, qui se métamorphose et bouscule le quotidien de sa famille, de l’école. La scénographie de Pascale Daniel-Lacombe, avec ses panneaux roulants qui se plient et se déplient, donne l’impression que tout bouge sans cesse

 

 

Une belle histoire, somme toute sombre, sur le rejet, l’intolérance et l’acceptation de soi et d’autrui. Dans cette pièce, adapté du roman de Karin Serres, Marlène Bouniort campe Ludovic avec conviction. A ses côtés Sophie Tzvetan Sophie et Marek Kastelnik interprètent tour à tour les rôles de la famille et du personnel de l’école avec une belle énergie. La mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe est savamment imaginée et passe sans complexe des scènes obscures aux moments de joie. Une belle histoire à découvrir dès 8 ans dans le cadre du festival jeune public 1,2,3 Théâtre.

 

Le décor simple et efficace fait de panneaux qui sans cesse modifient l’espace, nous fait passer du dehors au dedans, de l’école à la maison, de la réalité au rêve.  Une superbe image finale emporte Ludovic vers une autre vie. Le Théâtre du Rivage qui vient de la région Sud-Aquitaine, a fait sur le beau texte de Karin Serres, un travail exigeant et sensible. Une équipe à suivre qui donne à voir et à entendre les textes passionnants qui s’écrivent aujourd’hui pour la jeunesse. Malgré une réserve  qui n’a rien à voir avec le spectacle :  encore une fois, le programme distribué aux spectateurs ne donne pas la distribution mais seulement la liste des comédiens. Dommage pour eux qui sont tous à citer

 

La mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe prend place dans une scénographie tout en clair obscure, où les comédiens évoluent dans un décor fait de panneaux coulissants qui figurent peu à peu les différents lieux du récit, habillé de lumières très justement et subtilement travaillées et dosées. Tout ici suggère en début de spectacle le malaise de Ludovic et le spectateur ne peut être que de son côté (…) puis le plateau se dégage peu à peu, s’éclaire, l’horizon réapparait, au fur et à mesure de la « transformation » de Ludovic. Le spectateur se met à respirer rire avec lui… Un magnifique spectacle ou chaque mot sonne juste, où les rêves d’enfants révèlent leur importance (…) c’est un spectacle qui nous apprend qu’un problème peut devenir une force pour rebondir, il faut juste trouver le courage pour s’élancer

 

 

La pièce s’articule autour de ce temps  de l’enfance où l’on cherche sa manière d’être au monde et sa réponse à la violence de notre société . L’histoire véhicule malgré tout un formidable espoir Grâce aux livres Ludovic va se construire un espace imaginaire dans lequel il ne sera non plus le souffre-douleur , mais un courageux cavalier. : « les livres, et c’est ce qui est euphorisant, n’ont aucun impact studieux, sage et rébarbatif mais sont bien les alliés de la rébellion de l’enfant » explique Pascale Daniel-Lacombe. Et le jeune garçon qui se rêve en Genghis Khan de la cour de récré ne bousculera pas seulement son quotidien mais aussi celui de son entourage, tout en changeant le regard que sa famille et ses camarades pouvaient porter sur lui.

 

 

Vendredi l’Hectare avait programmé « Mongol » pièce de théâtre très réussie. Dans la salle (comble) beaucoup de familles le spectacle s’adressant aussi bien aux enfants qu’aux parents.  (…) Une belle initiation au théâtre pour les plus jeunes qui ont également pu découvrir une mise en scène inventive à base de décors changeant et de panneaux coulissants.

 

 

 

Une belle parabole sur la quête de soi et l’intolérance

 

 

7 mars 2012 – Adaptée par l’auteure elle même et Pascale Daniel-Lacombe, pour une création du Théâtre du Rivage à Saint Jean de Luz, une œuvre riche et subtile, à la fois parabole sur la quête de soi dans la différence, hymne à la tolérance et ode à la lecture

 

 

 

 

  • PETIT NAVIRE                                de Normand Chaurette

 

(…) C’est un spectacle très fin, très bouleversant qui se donne sous le signe de la perfection. (…) C’est magnifiquement tenu et très poétique.(…) Une scénographie tout aussi intelligente qui  sert d’écrin à cette histoire profonde et grave qui impressionne les grands comme les petits, mais sans l’ombre d’une pensée délétère ou morbide.(…) C’est la vie même transfigurée par l’encre de Chaurette et magnifiée par Pascale Daniel Lacombe et son équipe artistique. Armelle Heliot

 

 

 

(…)A découvrir le poignant Petit navire du dramaturge Normand Chaurette par la compagnie basque du Rivage.(…)« Une pièce sensible et poignante sur l’absence, le deuil et ces vérités qui une fois révélées et surmontées, peuvent aider à grandir. La mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe tient la douleur à distance et privilégie la fable » (…) Maïa Bouteillet

 

 

 

(…) «La pièce évoque avec pudeur et un incroyable talent la disparition prochaine d’une mère de la vie de deux enfants » (…) Corinne Neves

 

 

(France inter): Coup de cœur (…) Très belle sensibilité  du metteur en scène Pascale Daniel-Lacombe (…) Une pièce qui aide à devenir adulte. (…) J’ai été très émue. Armelle Heliot

 

 

(…) « petit Navire », avec son esthétique inédite, sa  scénographie modulable et son texte riche avec la très belle écriture du Québécois Normand Chaurette, est une belle découverte. Le final insuffle une telle énergie, ouvre un tel horizon, qu’on reste avec l’impression bénéfique qui ressemble fort à l’espérance. » Orianne Charpentier

 

 

(Courez-y +2 cœurs) (…)  «  Les quatre comédiens expriment à travers leurs corps la douleur de leur situation. La mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe stigmatise la sensibilité et l’intelligence du texte de Normand Chaurette. Troublant et heureux à la fois. »… Dominique Duthuit

 

 

(le choix de Pariscope) (…) On retient son souffle. Ce spectacle à la fois touchant et très drôle est interprété avec passion. La compagnie du théâtre du Rivage exprime l’amour, la peur, la tristesse, la colère… Un défi relevé avec brio. On en ressort tout chamboulé ! Caroline Munsch

 

TÉMOIGNAGE CHRÉTIEN : (…) Chacun y trouvera quelque chose, selon son humeur, ses manques, son âge. Une visite s’impose à ce petit navire à la mise en scène poétique avant qu’il ne largue les amarres pour d’autres horizons… Luc Châtel

 

 

coup de cœur (…) La compagnie du Rivage met en scène tout en finesse et en émotion un texte sensible. (…) Embarquez pour une pièce à vous faire fondre le cœur en douceur.(…) Le thème du spectacle pourrait renvoyer à trop de tristesse, mais la mise en scène garde un rythme énergique et sa dose de joie de vivre tout en nous permettant d’assister à une performance de comédiens. Claire Demaison

 

 

Emouvant quatuor. (…) On se laisse rapidement envahir par l’émotion tout en étant admiratifs devant l’ingéniosité de la mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe. Emmanuel Plane

 

 

 

Un spectacle sur le fil d’une vie ténue , une approche tout en finesse de la valeur et de la fragilité humaine(…) on est pas peu fier d’avoir côtoyé cet équipage (…) un spectacle qui mérite de trouver un très large public

 

 

  • SOLISTERRAE

Un ange passe, lumineux
Un drôle d’objet que ce théâtre-là. Lundi soir Pascal Gaigne fumait clope sur clope dans le théâtre de Bayonne. A décharge du compositeur et auteur de la musique qui sert de trame au spectacle Solisterrae, il s’agissait de la générale et le théâtre était vide de spectateurs. En revanche, il était déjà plein d’une énergie singulière, dans une mise en scène qui interroge la forme théâtrale pour la délester de ses contraintes.Ou en ajouter. La création du Théâtre du Rivage est d’abord la quête d’une prise directe entre musique et jeux d’acteurs et renoue malicieusement avec la grande tradition du mime et du cinéma muet dans l’expérience d’un théâtre métaphorique. La tentation est grande, pourtant, de glisser subrepticement vers la danse. Un grand écart naturel entre la musique et le mime. Mais les acteurs ne vont pas plus loin que la “ligne poétique” fixée par la metteuse en scène Pascale Daniel-Lacombe. Un ange passe, comme on dit du silence d’une confrontation. Celui de Solisterrae est lumineux, enjoué et burlesque et contraste avec des images du passé, d’hommes et de femmes gainés de solitudes, presque en noir et blanc. De vieilles graines d’hommes qui reprennent des couleurs à mesure que la musique les pénètre. Comme une histoire revisitée, on pense à des exodes passés, des destins séparés, des chemins communs et solitaires. Des tableaux qui défilent comme autant de scènes soumises à l’appétit d’un peintre qui, en musique, colorise à tout va avec jubilation. Il n’y a rien à comprendre que cet appétit esthétique qui balance sur une musique tantôt radieuse et frénétique, tantôt mélancolique. Au final, une performance visuelle et musicale profondément poétique. Solisterrae était présenté hier soir au théâtre de Bayonne et sera ensuite montré à des diffuseurs, en mars à Périgueux. Rémi Rivière

 

  • CARESSES de Sergi Belbel

Caresse, entre souffre et souffrances. Il y avait une odeur de souffre, mardi soir. Une dose énorme de provocation mais surtout un talent fou, une justesse de ton et une façon d’impliquer le spectateur qui font aimer le théâtre. Et finalement la vie, même si elle est, selon Belbel, souvent empreinte de souffrance… Les jeunes ne s’y sont pas trompés qui ont ovationné une troupe dont le mérite est d’avoir réussi à présenter les relations amoureuses, de façon crue certes, au XXIème siècle.

 

La mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe, fort heureusement ne donne jamais dans le voyeurisme. La jeune fille a mis l’accent sur la solitude de tous ces personnages qui vont à la dérive pour n’avoir pas eu les marques de tendresse auxquelles ils avaient droit.

 

 

 

 

- Si Belbel est un redoutable dialoguiste, Pascale Daniel-Lacombe  lui répond par une belle mise en scène très au point, saisissante. Une distribution brillamment dirigée. De très bons moments tour à tour à la fois hilarants et tragiques Julien Lacoste

- Caresses à rebrousse-poil. Avec Caresses, Pascale Daniel-Lacombe  signe une superbe mise en scène : Une satire sociale pertinente.

 

  • BATEKMILA

« Batekmila » propose une fresque de contes et légendes du pays basque remarquablement montée, qui ne souffre d’aucune critique dans sa mise en scène. Tour a tour, burlesque, poétique, onirique et humoristique, la performance croise les genres qui finissent par s’harmoniser dans un final somptueux … Humour et dynamisme d’une pièce  enlevée. Benat Achiary trouve une juste place, déployant une riche palette de timbres. Les parties dansées sont efficaces et dépouillées. Rémi Rivière

…Le dernier tableau mérite à lui seul le déplacement. Magnifique…Des séquences drôles, touchantes ou tout simplement belles….

 

 

  • GEORGES DANDIN de Molière

– Un cocu vivifiant ! L’originalité de la version du théâtre du Rivage réside autant dans l’interprétation du texte que dans la mise en scène. Une véritable course poursuite entre les acteurs- acrobates qui sautent tournent grimpent dans tous les sens. Du vrai théâtre de mouvement, frais dynamique, qui apporte à la pièce un petit vent de folie et de naturel. Du théâtre total, extrêmement vivifiant.

 

- Le public souletin conquis.Une mise en scène pleine d’originalité, de générosité et de modernité.

 

La toute jeune troupe du théâtre du Rivage fait incontestablement partie des structures qui bougent et inventent au pays basque. La mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe privilégie le rythme et se met au service du maître du genre comique  Talent et désir communicatif

Molière, de la loge qu’il occupe au balcon d’éternité doit se réjouir d’être si bien compris, si bien joué, si bien incarné. C’est qu’ils sont beaux ces huit personnages interprétés par les acteurs du théâtre du Rivage, beaux, jeunes, souples et pétillants de vie. Une mise en scène acrobatique et follement dingue. Un Molière plein de vie et de malice, un Molière superbe comme on aimerait en applaudir souvent.

 

On virevolte, on rejoue la comédie de l’existence avec la cruauté aimable qui lui sied. Mise en scène subtile et sensible. George Dandin en apesanteur.